Bienvenue

Vous avez franchi le seuil de notre Eglise : Soyez les bienvenus ! L'Eglise protestante est méconnue par la grande majorité des Belges. Et c'est bien connu, ce qui est inconnu fait un peu peur…


Ce site a pour but de vous aider à mieux nous connaître.


Dès les premiers frémissements de la Réforme du XVIème siècle, les Belges furent nombreux à être gagnés par ce courant de pensée, au point de faire de Bruxelles, pendant dix ans, une « République Calviniste Indépendante ». Nombreuses sont les villes belges qui firent de même et la Belgique a donc connu une époque, brève mais intense, où la religion majoritaire était le Protestantisme. Ces temps sont révolus et les Protestants sont aujourd’hui environ 100.000 en Belgique. Cela ne nous empêche pas d’être bien présents, avec une dynamique interne forte et une volonté de jouer notre rôle dans la société d’aujourd’hui, en Belgique, à Bruxelles et particulièrement à Uccle.


Le Protestantisme n’a en effet rien de monacal. Si nous ne négligeons ni la méditation ni la réflexion, nous croyons que notre foi nous conduit à nous impliquer dans le tissu social où nous sommes présents. Cette action est cependant toujours fondée et animée par notre foi. A vous, à travers cette petite brochure, de découvrir notre identité spirituelle et nos activités.


Mais ce que nous souhaitons avant tout, c’est que vous vous sentiez libres de venir nous rencontrer !


Actualités

Echos Novembre 2021 :
« Réconfortez, réconfortez mon peuple » dit le Seigneur (Es 40.1)

Le peuple de Dieu ne vit pas coupé du monde, sur une île déserte. Il baigne dans la culture de son temps et tout ce qui touche son environnement le touche aussi. Or le présent, avec son lot de situations difficiles et inédites, nourrit beaucoup d’inquiétudes. L’avenir semble sombre. En observant autour de nous, beaucoup sont prisonniers des angoisses, des peurs, de la culpabilité, des rancunes et rancœurs, des addictions diverses, et esclaves du culte de la performance … Les épaules et le cœur sont chargés et ont du mal à s’en libérer. Nous sommes pour la plupart concernés, à des degrés divers. Comment se décharger de toutes ces entraves, de tous ces liens qui empêchent de goûter pleinement à la liberté des enfants de Dieu ?

Le cas d’Israël

Dans son exil babylonien et perse qui durait depuis plus d’environ 50 ans, Israël essayait de survivre tant bien que mal. Plus de 50 ans, cela représente assez de temps pour adopter les idoles babyloniennes qui semblent efficaces car l’Éternel Lui, semble ne pas donner signe de vie, pensent les Israélites. Plus de 50 ans, c'est le temps de voir ses enfants et ses petits-enfants perdre tout contact avec la foi de leurs pères, et toute conscience de leurs racines. Le prophète est chargé par Dieu d’encourager son peuple, de crier fort afin que son message soit entendu. Que crierai-je, dit le prophète, car il ne suffit pas de crier pour faire du bruit ou du simple bavardage; il faut un message qui a du contenu et du sens. Israël ne doit son existence et sa délivrance qu’à l’Éternel. Dieu, dans une alliance avec Abraham, dans l’alliance du Sinaï, s'était engagé librement envers un peuple minuscule et, à travers lui, envers l'humanité tout entière.

Les vicissitudes de l'Histoire, dans lesquelles les hommes et les peuples ont une très grande part de responsabilité, ne remettent pas en cause la Parole de Dieu. Elle est toujours là, fidèle et inébranlable, éclairant chaque étape de l'Histoire et guidant la marche du monde vers son accomplissement. 

Esaïe crie cela au-dessus du tumulte des événements. Son message est clair: le Dieu d’Israël n’est pas à confondre avec les monarques humains. Il se comporte comme un berger; un berger qui veille sur son troupeau, qui le rattrape et le conduit lui-même, alors même que ses brebis l'ont oublié et se sentent abandonnées.

Aujourd’hui

Des cris dans notre monde, il n’en manque pas ! Ils sont signes de la souffrance et du désespoir, des morts et des insatisfactions qui habitent le cœur de l’homme. Les cris forts des chômeurs, ceux ténus et impuissants des malades, des affamés, des assoiffés de justice, des cris sourds de douleur et de fatigue de ces milliers d’hommes, de femmes, d’enfants jetés sur les routes de l’exil, des prisonniers injustement incarcérés de l’Église persécutée, etc.

La vie ne serait-elle qu’un cri de douleur ? N’y aurait-il plus aucune espérance ?

Dans cet océan de souffrances, une voix m’appelle sans relâche à crier.

Mais que crierai-je ? Des banalités, des paroles préfabriquées ? Elles ne changeront rien ! Un silence priant ? A moins que ce ne soit une fuite ou un moyen de se donner bonne conscience !

Et cette voix me redit : Crie ! Crie que tout n’est pas perdu, désespéré ! Car Dieu est venu avec puissance : non pas celle d’un héros-justicier qui détruirait le méchant, mais une puissance d’amour et de tendresse ! Il est venu inaugurer un temps nouveau devant les pas des hommes, un chemin de vie où l’amour, le partage et la solidarité ne restent pas paroles vaines. Dieu est venu offrir au monde la possibilité d’une naissance nouvelle où tous construisent ensemble un monde nouveau ! Alors, le cri des hommes deviendra tel celui d’une femme qui enfante, cri d’espérance en la naissance de ce monde nouveau que la Parole appelle « Royaume de Dieu ».

Des paroles de réconfort certes, mais aussi des gestes, mêmes simples qui disent la grâce, l’amour, l’accueil, le soutien, la solidarité. Chacun est appelé à poursuivre la réflexion pour traduire en gestes l’espérance. Je ne veux aucunement vous limiter, j’ouvre une petite porte, une petite fenêtre pour dire qu’on peut en plus de la prière soutenir un prisonnier en participant à l’action d’Amnesty, par exemple, donner espoir à un enfant par le biais de Solidarité Protestante, en soutenant un chrétien persécuté par le biais de Portes Ouvertes, … en invitant à sa table un étranger, un étudiant étranger, sans famille ici, en visitant nos ainés qui ne peuvent plus se déplacer, en donnant la main à celui qui vit des moments difficiles, ... Une goutte dans l’Océan ? C’est des petits ruisseaux qui font des grands fleuves.

Dans la morosité ambiante, réconfortons, encourageons, consolons, soyons des porteurs de la Bonne Nouvelle. Parlons de l’amour de Dieu qui cherche le pécheur, qui accueille, qui soutient, qui accompagne.

Mais pour être crédibles, il faut que nous-mêmes nous soyons réconfortés, que nous ne soyons pas seulement ceux qui parlent de la Bonne Nouvelle, mais ceux qui ont expérimenté la grâce, le pardon, l’amour, l’accueil de Dieu.

Une première démarche consiste donc à nous rapprocher nous-mêmes de Dieu, à approfondir la communion avec le Dieu de Jésus Christ, tel qu’Il nous L’a révélé. Apprendre à dépendre de l’Esprit Saint est primordial.


Votre Pasteur, Luc Lukusa

Télécharger l'Echo 11/2021

Echos Octobre 2021 :
« Le secret de la vie »

L’homme piochait son carré de terre. Dans sa musette, il avait son pain et son lard. Vers huit heures, il a pris sa musette, il a tâté son pain ... il a dit: «Tu aurais envie de le manger, mais tu ne l'as pas encore gagné!» Alors, il a jeté sa musette trois pas plus loin. Il fallait encore piocher jusque là.


Le secret de la vie, c'est d'avoir un but devant soi.

La cavalerie royale française avait cette devise: «Jette ton cœur par-dessus l'obstacle, et ton cheval ira le chercher.»


Le secret du courage, c'est de voir en avant, au-delà de soi-même.

Nous vivons comme si vivre c'était tout avoir derrière soi et rien devant; comme si c'était quitter tout, toujours quitter: ses 20 ans, sa beauté, sa santé, ses capacités, pour aller en direction de rien.


Le secret de la vie, c'est d'avoir la vie devant soi.

Le mot de Jésus a toujours été: Je vous précède. Je suis devant.


Le secret de la vie, c'est d'avoir Quelqu'un que l'on puisse suivre et rejoindre.


(Philippe Zeissig)


Votre Pasteur, Luc Lukusa

Télécharger l'Echo 09/2021